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Orientation: les maths toujours plébiscitées ....

Par Le 17/03/2019

La réforme du lycée devait remettre les mathématiques à leur juste place, en permettant d'en faire un choix de coeur et pas seulement un choix dicté par les impératifs de l'orientation. Il semblerait qu'on soit encore loin du compte. Les premières remontées faites par les lycées montrent qu'entre 50% et 75% des jeunes de seconde compte bien prendre cet enseignement de spécialité, l'association des profs de maths estimait cette proportion plus proche des 75% que des 50%.

C'est vrai que lorsqu'on est élève ou parent, se passer de mathématiques limite les choix ultérieurs: les maths resteront un prérequis pour les licences scientifiques ( évidemment...), les classes prépas sciences et, même, commerciales (selon le président de l'association des professeurs de classes prépas commerciales) et peut-être même en licences de sciences économiques. SVT et médecine à voir...

C'est vrai aussi qu'après des décennies de sélection par les maths, on ne peut pas changer les choses simplement d'un trait de plume.

La réforme du lycée pro intéresse-t-elle quelqu'un ?

Par Le 10/03/2019

Comme on vous l'expliquait dans un précédent billet, la voie professionnelle est en train d'être revue, dans l'indifférence générale. Le malaise perdure: on ne parle de cette filière en bien que pour évoquer pâtissiers ou cuisiniers de renom, mais dans la plupart des cas, les élèves qui rejoignent cette filière le font par défaut car ils n'ont pu intégrer les filières générale ou technologique.

Les chiffres parlent d'eux-mêmes: 33% des lycéens sont en filière pro, 82% obtiennent leur Bac, 51% des bacheliers pro sont au chômage 7 mois après l'obtention du Bac et près de 70% de ceux qui continuent dans le supérieur après le Bac rencontrent des difficultés. On comprend bien ainsi qu'il faut faire évoluer la filière.

Des élèves qui arrivent en filière pro ont souvent déjà rencontrés avant des difficultés scolaires, et donc souvent avec une image de soi dégradée. Ils sont affectés dans des filières qu'ils n'ont pas toujours voulu. Le Français n'est souvent pas leur langue maternelle. Les enseignements dits généraux ( français, sciences, langues) posent souvent des difficultés. Et pourtant pour pouvoir intégrer le supérieur après leur Bac, il faudra bien être en mesure de leur permettre de combler une partie de leur retard... mais comment?

Sources: Le Monde/ Les Jours

 

Les Français morcelés... une étude de l'Institut Montaigne

Par Le 24/02/2019

L'Institut Montaigne, groupe de réflexion à tendance progressiste, s'est penché sur les Français dans une étude portant sur 10010 Français ( ah oui la précision...) pour essayer de comprendre dans quelle mesure le lieu où on vit et sa capacité à être mobile permettent d'expliquer les comportements... Il en ressort que les Français se divisent en 4 catégories:

  • les Affranchis ( 21%), qu'on retrouve beaucoup en Ile de France, qui se sentnt bien où ils vivent mais n'aurait pas de soucis à vivre ailleurs si c'était leur choix,

Nicolas Hulot: la solidarité ne peut être que notre seule boussole

Par Le 24/02/2019

Nous reprenons ci-dessous, un post Facebook de N Hulot du 20 février

Dans l'atmosphère actuelle...Ma réflexion personnelle sur "la somme de toutes les haines" :

La sentence du philosophe italien Gramsci semble cousue main pour la période que nous traversons « le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres ».

Ai-je la vue troublée ? Est-ce le changement climatique qui perturbe ma perception du réel ? Je vois s'agglutiner et s'exprimer au quotidien la somme de toutes les haines, de tous les mépris, l'addition de tous les rejets ; sans doute l'expression sordide de toutes les peurs : envers le politique, le flic, le nanti, le pauvre, le journaliste, la féministe, l'Europe, l’Etat, et plus tristement habituel encore, la haine du juif, du musulman, de l'homosexuel, de l’étranger, de l’autre... Pour beaucoup, le présent pèse, l'avenir effraie et les monstres intérieurs se libèrent. Mais au-delà de l’expression légitime des souffrances et des injustices, que nous devons affronter avec lucidité, rien ne permet de trouver la moindre justification à la haine, instituée en mode de pensée.

Une réforme du lycée pro qui trie les élèves, le point de vue de la FCPE

Par Le 24/02/2019

La réforme de la voie professionnelle entrera en vigueur dès la rentrée 2019. Professeurs, lycéens et parents d’élèves en dénoncent la visée utilitariste. L’éclairage de Laurence De Cock, professeure et historienne, membre du conseil scientifique de la FCPE.

Quels sont, selon vous, les principaux dangers de cette réforme ?
Laurence De Cock : Le premier danger est qu’elle minore les enseignements généraux, via la réduction du volume horaire des matières comme le français, l’histoire-géographie, les maths ou la physique-chimie. Il s’agit d’une signal inquiétant qui consiste à penser qu’une catégorie d’élèves – 30 % environ de la jeunesse de notre pays – n’a pas besoin de poursuivre, au-delà du collège, des enseignements de nature à nourrir son orientation et surtout à lui apporter un savoir éclairant. Cela revient à dire : vous allez faire un métier manuel, vous allez devenir des agents économiques, alors pourquoi vous enseignerait-on l’histoire du monde ou les pièces de Molière ? Outre la déconsidération que cette mesure jette sur les élèves de la voie professionnelle, elle risque de porter préjudice à leur parcours.

Les leçons de P Silberzahn: l'absence de but c'est la vie !

Par Le 17/02/2019

Faut-il avoir un but clair quand on entreprend des études? La logique suggère que oui. C’est même une condition importante au moment de faire ses lettres Parcoursup. Est-ce raisonnable d’exiger cela à l’heure où le monde n’est qu’incertitude et surprises? P Silberzahn pense que non.

On a tous connu ceux qui savaient parfaitement, dès le plus jeune âge, ce qu’ils allaient faire dans la vie. Mais tout le monde n’est pas comme ça. Cela n’empêche pas de réussir sa vie.Avoir un but est universellement considéré comme indispensable. C’est ainsi que beaucoup d’entre nous, les parents, poussons nos enfants à faire des études « sérieuses » pour avoir un bon travail. L’expérience de jury dans les oraux d’admission d’une école de commerce de P Silberzahn l’amène à voir des candidats qui semblent préparés depuis leur plus jeune âge à ce moment crucial. Leur vie est une réponse au cahier des charges de l’oral d’admission : un sport collectif, une passion, un engagement humanitaire, un livre favori, une marotte un peu bizarre pour titiller le jury. Les vingt premières années entièrement formatées pour maximiser les chances d’atteindre le but ultime : l’admission.

Les leçons de P Silberzahn : pas de but dans la vie? Une chance

Par Le 17/02/2019

La plupart du temps nous définissons un but comme un « état souhaité dans le futur ». Typiquement, « Je veux être pilote de chasse quand je serai grand » ou « Nous devons prendre 15% de ce marché dans les trois ans ». On peut aussi avoir un but moins précis, comme « Je veux piloter un avion quand je serai grand » ou même « Je veux travailler dans l’aviation quand je serai grand ». Lorsque le but est précis, il n’y a guère que deux possibilités: il est atteint et j’ai réussi ou il n’est pas atteint et j’ai échoué.

 Si je dis « je veux piloter un avion quand je serai grand », ce but peut être atteint si je suis pilote de chasse, si je suis pilote civil, ou si je pilote un avion de tourisme pour mon plaisir par exemple. Il y a donc plusieurs résultats possibles pour un but donné et donc plus de possibilités qui correspondront à un succès.

Qui est Philippe Silberzahn ?

Par Le 17/02/2019

P Silberzahn enseigne l’entrepreneuriat, la stratégie et l'innovation à Ecole de Management de Lyon. Il est également chercheur associé à l'Ecole Polytechnique. Il intervient également à HEC Paris.

Ses travaux portent sur la façon dont les organisations se transforment et s'adapte aux grandes ruptures de leur environnement.

Philippesilberzahn