Billets de catherine94

Nicolas Hulot: la solidarité ne peut être que notre seule boussole

Nous reprenons ci-dessous, un post Facebook de N Hulot du 20 février

Dans l'atmosphère actuelle...Ma réflexion personnelle sur "la somme de toutes les haines" :

La sentence du philosophe italien Gramsci semble cousue main pour la période que nous traversons « le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres ».

Ai-je la vue troublée ? Est-ce le changement climatique qui perturbe ma perception du réel ? Je vois s'agglutiner et s'exprimer au quotidien la somme de toutes les haines, de tous les mépris, l'addition de tous les rejets ; sans doute l'expression sordide de toutes les peurs : envers le politique, le flic, le nanti, le pauvre, le journaliste, la féministe, l'Europe, l’Etat, et plus tristement habituel encore, la haine du juif, du musulman, de l'homosexuel, de l’étranger, de l’autre... Pour beaucoup, le présent pèse, l'avenir effraie et les monstres intérieurs se libèrent. Mais au-delà de l’expression légitime des souffrances et des injustices, que nous devons affronter avec lucidité, rien ne permet de trouver la moindre justification à la haine, instituée en mode de pensée.

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Une réforme du lycée pro qui trie les élèves, le point de vue de la FCPE

La réforme de la voie professionnelle entrera en vigueur dès la rentrée 2019. Professeurs, lycéens et parents d’élèves en dénoncent la visée utilitariste. L’éclairage de Laurence De Cock, professeure et historienne, membre du conseil scientifique de la FCPE.

Quels sont, selon vous, les principaux dangers de cette réforme ?
Laurence De Cock : Le premier danger est qu’elle minore les enseignements généraux, via la réduction du volume horaire des matières comme le français, l’histoire-géographie, les maths ou la physique-chimie. Il s’agit d’une signal inquiétant qui consiste à penser qu’une catégorie d’élèves – 30 % environ de la jeunesse de notre pays – n’a pas besoin de poursuivre, au-delà du collège, des enseignements de nature à nourrir son orientation et surtout à lui apporter un savoir éclairant. Cela revient à dire : vous allez faire un métier manuel, vous allez devenir des agents économiques, alors pourquoi vous enseignerait-on l’histoire du monde ou les pièces de Molière ? Outre la déconsidération que cette mesure jette sur les élèves de la voie professionnelle, elle risque de porter préjudice à leur parcours.

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Les leçons de P Silberzahn: l'absence de but c'est la vie !

Faut-il avoir un but clair quand on entreprend des études? La logique suggère que oui. C’est même une condition importante au moment de faire ses lettres Parcoursup. Est-ce raisonnable d’exiger cela à l’heure où le monde n’est qu’incertitude et surprises? P Silberzahn pense que non.

On a tous connu ceux qui savaient parfaitement, dès le plus jeune âge, ce qu’ils allaient faire dans la vie. Mais tout le monde n’est pas comme ça. Cela n’empêche pas de réussir sa vie.Avoir un but est universellement considéré comme indispensable. C’est ainsi que beaucoup d’entre nous, les parents, poussons nos enfants à faire des études « sérieuses » pour avoir un bon travail. L’expérience de jury dans les oraux d’admission d’une école de commerce de P Silberzahn l’amène à voir des candidats qui semblent préparés depuis leur plus jeune âge à ce moment crucial. Leur vie est une réponse au cahier des charges de l’oral d’admission : un sport collectif, une passion, un engagement humanitaire, un livre favori, une marotte un peu bizarre pour titiller le jury. Les vingt premières années entièrement formatées pour maximiser les chances d’atteindre le but ultime : l’admission.

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Les leçons de P Silberzahn : pas de but dans la vie? Une chance

La plupart du temps nous définissons un but comme un « état souhaité dans le futur ». Typiquement, « Je veux être pilote de chasse quand je serai grand » ou « Nous devons prendre 15% de ce marché dans les trois ans ». On peut aussi avoir un but moins précis, comme « Je veux piloter un avion quand je serai grand » ou même « Je veux travailler dans l’aviation quand je serai grand ». Lorsque le but est précis, il n’y a guère que deux possibilités: il est atteint et j’ai réussi ou il n’est pas atteint et j’ai échoué.

 Si je dis « je veux piloter un avion quand je serai grand », ce but peut être atteint si je suis pilote de chasse, si je suis pilote civil, ou si je pilote un avion de tourisme pour mon plaisir par exemple. Il y a donc plusieurs résultats possibles pour un but donné et donc plus de possibilités qui correspondront à un succès.

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Qui est Philippe Silberzahn ?

P Silberzahn enseigne l’entrepreneuriat, la stratégie et l'innovation à Ecole de Management de Lyon. Il est également chercheur associé à l'Ecole Polytechnique. Il intervient également à HEC Paris.

Ses travaux portent sur la façon dont les organisations se transforment et s'adapte aux grandes ruptures de leur environnement.

Philippesilberzahn

 

Le forum des Métiers du 7 février, une vraie réussite

Une fois de plus, le salon des Métiers animé par Mme Martiné et M Hdioud avec l'aide des élèves ambassadeurs et de l'association JobIrl a été une réussite.

Les mini-conférences de l'après-midi sur les métiers de la police, des énergies renouvelables et autres, rassemblaient tous les élèves de Terminale autour de professionnels venant raconter leur secteur d'activité et leur métier. Dans un second temps, des ateliers, "speed dating", ouverts à tous ont permis de manière individuelle de rencontrer des professionnels, anciens élèves ou pas, et des écoles dans des domaines très variés. Une bonne manière pour les élèves de compléter leurs dossiers Parcoursup.

Merci encore au lycée pour cette initiative dont le succès ne se dément pas.