Le Défenseur des Droits soutient notre vision des choses

Nous citons in-extenso la décision du Défenseur des Droits

"À l’issue de son instruction, le Défenseur des droits a rendu une décision n°2019-021

Il rappelle que le recours au critère du lycée d’origine pour départager les candidats peut être assimilé à une pratique discriminatoire s’il aboutit à exclure des candidats sur ce fondement. Il est favorable à l’idée d’anonymiser les candidatures déposées dans Parcoursup afin que le lieu de résidence ne soit pas visible. 

Il recommande à la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation de :

  • faire en sorte qu’au moment de la formulation de leurs vœux, et non plus  a posteriori, les candidats disposent de l’ensemble des informations relatives aux modalités de traitement de leur candidature (ordre de prise en considération des critères propres à chaque formation, leur hiérarchisation, leur poids dans la prise de décision par la commission locale) afin d’assurer la transparence de la procédure et de permettre aux candidats d’effectuer leurs choix en toute connaissance de cause ;
  • rendre effective la possibilité de mobilité géographique pour les candidats qui le souhaitent, en particulier en Ile-de-France : en 2018, dans certaines filières d’universités parisiennes, les seuils de candidats hors secteur fixés par le rectorat étaient limités à 1% ;
  • mener une analyse approfondie concernant l’affectation des bacheliers technologiques et professionnels dans l’enseignement supérieur et favoriser davantage leur accès dans les formations de leur choix.(*) 
  • favoriser l’accueil de candidats boursiers dans toutes les formations de l’enseignement supérieur afin d’atteindre l’objectif de mixité sociale figurant dans la loi ORE et d’éviter la concentration des étudiants boursiers dans certaines formations ou établissements ;
  • rappeler aux chefs des établissements d’enseignement supérieur la nécessité de définir de manière suffisamment précise les attendus locaux ;

Enfin, il demande à la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation de rendre compte des suites données à ces recommandations dans un délai de deux mois et sera attentif au déroulement de la seconde année de la procédure Parcoursup.

(*)Le bilan que le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation établit du premier exercice de Parcoursup permet, en effet, de constater que ces bacheliers, dont beaucoup proviennent de milieux modestes ou défavorisés, reçoivent moins de propositions que les bacheliers généraux, sont confrontés à plus d’attente et font l’objet de plus de refus.

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