Articles de nina-bee

Mais au fait.... qui note les profs ?

Par Le 18/06/2017

Finalement aujourd'hui tout le monde note tout le monde et tout le monde est noté.... On note l'hôtel ou le loueur du bungalow où l'on a passé nos vacances, on note notre journal, la qualité du service de notre gare, on note notre chauffeur de taxi Uber... qui nous note en retour... on note le service de la hot-line de notre fournisseur Internet, on est noté au boulot et on peut parfois, pour les plus chanceux, noter son patron... Bref la culture de l'évaluation chiffrée est partout... au moment d'ailleurs où l'école s'interroge sur la possibilité d'évaluer autrement, mais c'est une autre histoire... Alors on s'est demandé si quelqu'un notait les enseignants...

Il y a une chose de sûre, c'est que si quelqu'un note les enseigants, ce n'est ni nous les parents ( on l'aurait su depuis le temps qu'on a des enfants qui vont à l'école...), ni nos enfants ( toujours pas de borne Smiley comme à la gare Saint Lazare pour savoir s'ils ont aimé le cours...on plaisante bien sûr...), alors qui ? 

Dans l'organisation actuelle de la fonction d'enseignant, un des principes de base est la liberté pédagogique. Elle s’exerce bien sûr dans le respect des programmes et des instructions du ministre chargé de l’éducation nationale et dans le cadre du projet d’école ou d’établissement avec le conseil et sous le contrôle des inspecteurs, sans que le conseil pédagogique de chaque lycée présidé par le proviseur ne puisse y porter atteinte ( code de l'Education L 912-1-1... on vous épate, hein!).

On comprend tout de suite pourquoi parents et élèves sont automatiquement disqualifiés de tout avis sur le sujet, c'est normal, la pédagogie et les programmes ce ne sont pas nos "coeurs de compétences"... On pourrait même avoir l'impression que les directions des lycées sont aussi elles aussi sorties du dispositif... Eh bien ce n'est pas si simple...

On comprend que chaque enseignant est effectivement évalué et que sa note, qui détermine le salaire, donc c'est important, est constituée à 60% d'une note "pédagogique", donnée par son inspecteur lors des inspections (... qui ont lieu tous 5 ans en moyenne...) et à 40% par une note "administrative" donnée elle tous les ans par le Proviseur ( tous ceux qui connaissent les fonctionnements matriciels en entreprise retrouveront le principe de la notation hiérachique et fonctionnelle...). On a un peu simplifié car il y a une foule de cas particuliers ( agrégés, profs d'EPS...). La note administrative est censée être fondée sur 3 critères:  ponctualité/assiduité, activité/efficacité, autorité /rayonnement....Tiens dans "efficacité" ou "rayonnement", il y aurait peut-être une petite place pour notre très humble et très respectueux avis... ( ben non, on ne plaisante pas, cette fois !)

On a aussi compris que ce système de notation ne satisfaisait au fond personne mais que toute tentative de modification est très compliquée.

Notre source: "L'évaluation des enseignants", rapport Doriath, Poncelet Richon, 2013....disponible sur Internet.

Ce qui est juste à noter dans ce rapport.... c'est qu'on n'y parle jamais de parents ou d'élèves...Serions-nous les "patients" de l'éducation?

APB Région Parisienne - gros stress sur l'Université

Par Le 18/06/2017

Plus de 860 000 candidats cette année, encore un record,  inscrits sur APB, 

Mais cette année, il y a 2 grosses mauvaises nouvelles:

- pour la première fois, cette année il y a eu tirage au sort pour l'affectation en médecine au premier tour d'APB en région parisienne. 857 étudiants ont été recalés pour ce premier tour. De ce qu'on peut lire, il semblerait qu'une solution puisse être trouvée pour le second tour du 26 juin pour que tout le monde ait une place... On croise les doigts ( à défaut de pouvoir faire mieux.... on n'est pas encore psychologiquement prêts pour la fac de médecine en Roumanie !)

- Plus généralement avec le boom démographique, la tension s'aggrave à l'Université: les filières sous tension ( donc potentiellement menacées par le tirage au sort) sont passées de 78 l'année dernière à 169 cette année. La conséquence est  que des jeunes peuvent se trouver en liste d'attente sur des choix pourtant à pastille verte dans APB...et donc potentiellement sans solution. On ne sait pas très bien quelles sont ces 169 filières. Même si apparemment des discussions ont lieu au plus haut niveau pour trouver des solutions à tous ces cas, on risque en particulier de ne pas échapper au tirage au sort en filière STAPS...

On ne peut même pas se consoler en se disant qu'une fois dans le supérieur, on n'en aura fini avec APB parce que sur les fameux 860 000 candidats, 250 000, soit 30% sont des recalés de première année qui cherchent à se réorienter... 

Bon, si on veut tenir le coup, je ne vois qu'une solution... augmenter notre dose de sport! 

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