De quoi on vous parle cette semaine?

 

- une étude (un peu anxiogène, encore! On s'excuse...) très concrète sur la sélection des dossiers Parcourssup en filière de droit...

- un point sur les Français et le téléphone portable et la "nomophobie"... pour s'habituer à éteindre nos portables... Mais si on va y arriver...

- et pour sourire un peu, ce graffiti très drôle à partir de la célèbre citation de Gandhi... ( et même si ce n'est pas un vrai graffiti c'est drôle quand même...)

Gandhi

On croise les doigts pour les premiers retours Parcourssup de mardi ... 

 

Etes-vous "nomophobiaque" ?

Il existe une vraie dépendance au smartphone. La "nomophobie " ( no mobile phobia) est la peur excessive d'être séparé de son téléphone portable. On se sent mal, oppressé, ... on souffre physiquement. Cette addiction génère aussi des conflits avec l'entourage et touche adultes et adolescents. On estime même que 43% des jeunes entre 18 et 24 ans ont des difficultés avec l'entourage du fait de leur portable.

Le tableau ci-dessous est éloquent... 58% des Français le consulte au volant et 66% dans la rue ... Attention aux risques ! ( source Cerveau & Psycho)

 

Nomophobie

 

Les dessous de Parcourssup en filière droit: 4100 dossiers ex aequo à Nanterre

Le 22 mai, les réponses des formations seront dévoilées aux 810 000 lycéens et étudiants en réorientation. Les enseignants-chercheurs ont validé 6,3 millions de vœux d’orientation sur la nouvelle plate-forme Parcoursup, en 1 mois...

Comme le montre l'enquête menée par Le Monde sur la filière juridique, parmi les plus embouteillée, les stratégies pour départager les dossiers sont extrêmement différentes d’une université à l’autre: les 14 000 dossiers reçus en droit à Paris-I Panthéon-Sorbonne pour 600 places en première année ou les 5 700 à Toulouse (1 700 places) ne seront pas évalué de manière identique, même si un cadrage national a été donné.  

La majorité des commissions d’examen en droit ont d'abord généré un classement automatique, avec leur propre algorithme à partir des notes obtenues par le candidat en première et terminale dans certaines matières, le choix d'options comme le latin ou le droit, ainsi que celles de l’épreuve anticipée du bac en français, et parfois avec l’avis du conseil de classe du lycéen, qui pouvait être traduit en chiffre.

Lire la suite

+ 65 000 étudiants à la prochaine rentrée... y aura-t-il des places pour tout le monde ?

Une étude du Ministère de l'Enseignement Supérieur parue le 30 avril indique que , le nombre d’étudiants pourrait augmenter au total de 65 000 à la prochaine rentrée, du fait notamment du boom démographique de l'an 2000: + 15 000 nouveaux étudiants supplémentaires  à l’université ( + 5,5 %),  + 3 600 en IUT (+ 6,9 ), + 2 800 en classe prépas  (+ 6,6 %), + 6 800 en section de technicien supérieur ( + 5,3 %). 

Depuis 5 ans, le nombre d'étudiants a augmenté de 225 000 étudiants, dont 160 000 pour la seule université ! 350 000 étudiants supplémentaires sont attendus d'ici 2025, soit l'équivalent de 10 nouvelles facs. 

Comment les Pouvoirs publics vont pouvoir adapter les moyens à ce "choc démographique". qui devrait se stabiliser à partir de 2020 ( mais quand on est parent de futur bachelier, on se moque un peu de 2020, ce qui importe c'est 2019...). Le gouvernement a déjà annoncé le déblocage de 850 millions d'Euros, dont 100 millions d'euros pour l'Université ( 1ere fois depuis 2000 que les budgets de l'Université augmentent), mais ces moyens, quoiqu'importants, s'annoncent insuffisants au regard de l'ampleur de l'augmentation.

L'étude examine donc 3 scénarios "d'ajustement".

Les annonces d'ouverture de places déjà faites ( scénario dit C), conduisent à l'ouverture de seulement 32% des places supplémentaires en STS, de la moitié seulement des places en IUT  et  88% des places en prépa..... Mais où vont aller nos enfants alors?

Un autre scénario, le « scénario B », dit « contraint» est encore plus draconien sur les ouvertures de places de BTS mais toucherait aussi fortement les universités, qui compteraient seulement 10 000 nouveaux inscrits à la prochaine rentrée, au lieu de 15 000. Ce scénario anticipe le cas où même si les financements sont obtenus, on ne trouverait pas suffisamment d'enseignants pour assurer les cours.... Dans ce scénario on compte sur les futurs bacheliers et leurs familles pour trouver d'autres orientations ( mais lesquelles...)

On ne connaît pas le scénario A.

Entre l'Hôpital et l'Enseignement Supérieur, la situation est plus qu'inquiétante ....


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/campus/article/2018/05/02/les-effectifs-etudiants-pourraient-croitre-de-65-000-a-la-prochaine-rentree_5293491_4401467.html#dVeMKQGbfQP5ty2g.99

Les candidatures pour l'école de cuisine gratuite de Thierry Marx sont ouvertes

L’école du grand chef Thierry Marx, également ancien juré de l'émission Top Chef, appelée  « Cuisine mode d’emploi(s) », ouvrira ses portes à la rentrée de septembre aux Boullereaux dans l’ancienne cantine de l’ancien collège Lucie Aubrac, aux Boullereaux, à deux pas du RER E.

Les candidats peuvent déjà s’inscrire, en envoyant CV et lettre de motivation. Deux promotions de 10 stagiaires (dont au minimum 40 % de Val-de-Marnais) apprendront gratuitement pendant 11 semaines la cuisine et le service traiteur.

Le chef Thierry Marx a lancé « Cuisine mode d’emploi(s) » en 2012, partant du constat que la restauration manque de main-d’œuvre qualifiée et que la formation est, selon lui, inadaptée. La formation est gratuite. Les personnes sans diplôme ou formation y sont les bienvenues.

Thierry Marx a passé son adolescence au Bois l'Abbé. Une adolescence marquée par l'échc scolaire. « Pour moi, ouvrir cette école à Champigny est comme revenir pour effacer ces années compliquées en aidant des personnes motivées à apprendre un vrai métier et devenir des hommes libres en retrouvant le chemin de l’emploi », explique-t-il.

Thierry Marx participe aux actions du département pour améliorer les repas dans les cantines des collèges. Il soutient également l'association Energies Jeunes de lutte contre l'échec scolaire, pour laquelle il a accepté un entretien filmé relatant son expérience.  

Les addictions reculent chez les jeunes mais attention aux Poppers et autres Purple Drank

L'Observatoire Français des Toxicomanies ( l'OFDT) publie régulièrement une enquête sur l'état de dépendances aux addictions des jeunes de 17 ans ( études ESCAPAD). L'enquête de 2017 ( on peut se contenter de la conclusion et du tableau récapitulatif très clair) recèle des informations très intéressantes pour nous les parents ( allergiques aux chiffres, passez tout de même votre chemin.....):

- entre 2014 et 2017, la consommation de tabac est en forte baisse ( de -13% à -30% selon les catégories), même si encore 60% des jeunes de 17 ans ont déjà expérimenté 1 fois le tabac, et 5% consomment plus de 10 cigarettes par jour). D'après l'étude, ce sont les niveaux les plus bas enregistrés depuis 20 ans.

- entre 2014 et 2017, la consommation d'alcool a aussi baissé mais moins: 86% des jeunes ont expérimenté 1 fois l'alcool, 50% ont déjà été ivre 1 fois, mais 44% tout de même sont ivres 1 fois par mois...

- sur la même période, la consommation de cannabis est également en baisse de 14 à 20% selon les catégories: 33% des jeunes ont expérimenté, 20% consomment 1 fois /mois ( tout de même) et 3% consomment chaque jour.

- Les consommations de drogues dures ( LSD, cocaine, crack, ...) baissent également mais concernent près de 7% des jeunes ( - 23% depuis 2014).

 

Lire la suite

Une autre vision des addictions

Même si on l'a vu dans un précédent billet, les addictions chez les jeunes sont en forte baisse, on peut se trouver en tant que parent face au problème. Et là on ne sait pas toujours quoi faire. Cette conférence TEDx de Johann Hari, journaliste anglais qui a expérimenté la situation, apporte un autre éclairage sur les addictions, en se basant sur l'expérience du Portugal qui en quelques années a très drastiquement réduit la proportion de personnes en situation d'addiction en considérant que les addictions étaient non plus un délit mais une maladie. Et en se basant aussi sur une drôle d'expérience: quand on enferme un rat seul dans une cage avec à choisir de l'eau ou de l'eau mélangée à de l'héroine... il choisit l'héroine. Mais s'il est dans une cage avec des amis, des jeux et de la nourriture.... ce n'est plus du tout le même résultat.

Son point de vue n'est pas toujours partagé. Chacun se fera son idée...