Cette semaine

Cette semaine... on s'oriente différemment avec les conseils de Philippe Silberzahn professeur à l'Ecole de mangement de Lyon et examinateur aux oraux des écoles de commerce...

Enfin ce n''est plus grave de ne plus savoir ce qu'on veut faire... et encore mieux c'est sain !

Et on finit en musique... Bill Evans et la flûte de Jetemy Steig sur le magnifique thème du film Spartacus... 

Laissez venir l'émotion

Bonne semaine  !

 

Les leçons de P Silberzahn: l'absence de but c'est la vie !

Faut-il avoir un but clair quand on entreprend des études? La logique suggère que oui. C’est même une condition importante au moment de faire ses lettres Parcoursup. Est-ce raisonnable d’exiger cela à l’heure où le monde n’est qu’incertitude et surprises? P Silberzahn pense que non.

On a tous connu ceux qui savaient parfaitement, dès le plus jeune âge, ce qu’ils allaient faire dans la vie. Mais tout le monde n’est pas comme ça. Cela n’empêche pas de réussir sa vie.

Avoir un but est universellement considéré comme indispensable. C’est ainsi que beaucoup d’entre nous, les parents, poussons nos enfants à faire des études « sérieuses » pour avoir un bon travail. L’expérience de jury dans les oraux d’admission d’une école de commerce de P Silberzahn l’amène à voir des candidats qui semblent préparés depuis leur plus jeune âge à ce moment crucial. Leur vie est une réponse au cahier des charges de l’oral d’admission : un sport collectif, une passion, un engagement humanitaire, un livre favori, une marotte un peu bizarre pour titiller le jury. Les vingt premières années entièrement formatées pour maximiser les chances d’atteindre le but ultime : l’admission. Puis le but atteint, le relais est immédiatement pris par le but suivant : un job dans une grande entreprise. Et donc très vite on prend une responsabilité dans l’une des associations (un intérêt aussi profond que subit pour, disons, le vin, le basket, l’aide sociale, n’importe quoi fera l’affaire pourvu que le but soit atteint).

Et souvent ça marche : beaux jobs, beaux salaires, les parents – gardiens de but de leurs enfants – sont fiers, et à juste titre. Mais ça marche de moins en moins. Nombre d’entre ces « gagnants » se précipitent sitôt admis vers l’entrepreneuriat comme seule porte de sortie pour échapper à ce but qu’ils n’ont jamais vraiment désiré. 

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Les leçons de P Silberzahn : pas de but dans la vie? Une chance

La plupart du temps nous définissons un but comme un « état souhaité dans le futur ». Typiquement, « Je veux être pilote de chasse quand je serai grand » ou « Nous devons prendre 15% de ce marché dans les trois ans ». On peut aussi avoir un but moins précis, comme « Je veux piloter un avion quand je serai grand » ou même « Je veux travailler dans l’aviation quand je serai grand ». Lorsque le but est précis, il n’y a guère que deux possibilités: il est atteint et j’ai réussi ou il n’est pas atteint et j’ai échoué.

 Si je dis « je veux piloter un avion quand je serai grand », ce but peut être atteint si je suis pilote de chasse, si je suis pilote civil, ou si je pilote un avion de tourisme pour mon plaisir par exemple. Il y a donc plusieurs résultats possibles pour un but donné et donc plus de possibilités qui correspondront à un succès.

Ainsi émerge une nouvelle façon de définir un but ( cf le chercheur Herbert Simon) : un but est un ensemble de contraintes. Dire « Je veux travailler dans l’aviation plus tard » c’est, de façon imagée, tracer un cercle dans l’espace des possibles en disant: je ne sais pas exactement ce que je ferai plus tard, mais il faudra que ce soit dans l’aviation. Cela revient à éliminer quantité de possibilités.

Dès lors et très concrètement, un but très précis n’est rien d’autre qu’une série de contraintes. La différence entre « Je veux travailler dans la restauration » et « Je veux lancer une activité de livraison de plats cuisinés bio mexicains low cost en moins de trente minutes dans la région ouest de Lyon » c’est simplement que le second but, beaucoup plus précis, est défini par un plus grand nombre de contraintes. Ces contraintes sont toutes obligatoires et doivent toutes être respectées. Si je réussis à lancer un tel service, mais que je n’arrive pas à livrer en moins de trente minutes, je n’aurai pas atteint mon but.

 

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Qui est Philippe Silberzahn ?

P Silberzahn enseigne l’entrepreneuriat, la stratégie et l'innovation à Ecole de Management de Lyon. Il est également chercheur associé à l'Ecole Polytechnique. Il intervient également à HEC Paris.

Ses travaux portent sur la façon dont les organisations se transforment et s'adapte aux grandes ruptures de leur environnement.

Philippesilberzahn

 

Le forum des Métiers du 7 février, une vraie réussite

Une fois de plus, le salon des Métiers animé par Mme Martiné et M Hdioud avec l'aide des élèves ambassadeurs et de l'association JobIrl a été une réussite.

Les mini-conférences de l'après-midi sur les métiers de la police, des énergies renouvelables et autres, rassemblaient tous les élèves de Terminale autour de professionnels venant raconter leur secteur d'activité et leur métier. Dans un second temps, des ateliers, "speed dating", ouverts à tous ont permis de manière individuelle de rencontrer des professionnels, anciens élèves ou pas, et des écoles dans des domaines très variés. Une bonne manière pour les élèves de compléter leurs dossiers Parcoursup.

Merci encore au lycée pour cette initiative dont le succès ne se dément pas.

 

La ZEP, vous connaissez ?

Et non, la ZEP n'est pas ce qu'on croit... C'est un dispositif media, Zone d'Expression Prioritaire, innovant d’accompagnement des jeunes de 14 à 28 ans à l’expression par des journalistes professionnels.

  • La force de la ZEP est d’associer des journalistes avec des jeunes issus de tous les territoires, notamment des quartiers populaires, pour qu’ils se racontent, qu’ils partagent leurs expériences sur des sujets dont ils sont acteurs ou témoins, qu’ils partagent leurs regards sur la société et qu’ils renforcent leur esprit critique.
  • Formidable levier pour aider à la prise de parole et de confiance des jeunes, la ZEP a 2 actions différentes: des ateliers d’expression pour accompagner les jeunes qui souhaitent témoigner et se raconter, et des ateliers de créations de médias pour aider les jeunes sur les techniques et les contenus éditoriaux.
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  • Fondée en 2015, la ZEP compte aujourd'hui plus de 80 partenaires... Alors découvrons les témoignages.

Le modèle de croissance va réussir les élèves

...Alors on s'accroche, on vous fait une synthèse d'un article d'un directeur de Recherche de l'Inserm ( JP Lachaux) qui explique une théorie fondamentale pour la réussite de nos enfants.

1. Confronté à un système complexe, notre cerveau se fait une représentation simplifiée de la situation pour nous aider à réagir: il fait des modèles. Exemple: pour savoir comment va évoluer la grippe du petit, ou s'il fait neiger ce week-end... La manière dont on modélise est souvent faite sans qu'on soit vraiment concient des raisons pour lesquelles on va croire à ce modèle. Ces modèles peuvent être farfelus: par exemple les Grecs coyaient que la foudre était l'expression de la colère de Zeus...

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