Cette semaine

On vous parle du succès du stand "Egalité, mieux vivre ensemble" des élèves du lycée, lors de la dernière journée Portes Ouvertes...

On relance notre chronique "Il n'y a pas de planète B", avec un regard sur une collectif d'enseignants qui a décidé de se battre pour une meilleure prise de conscience des problématiques climatiques... 

On reparle de mathématiques... la réforme du lycée ne semble pas remettre en cause la suprématie des maths dans les choix des lycéens et de leur famille: choix de coeur ou de raison? Peut-on se passer de maths, dans un monde où statistiques, algorithmes, règnent en maîtres?

et toujours des articles de fond sur les parents, l'école et l'écriture sur le nouveau blog Les parents d'élèves et MOI

Pour bien commencer la semaine, une chronique de Pascale Seys, docteure en philosophie et enseignante à la prestigieuse Université Catholique de Louvain... qu'est-ce qu'une vie réussie....vaste question

Bonne écoute...

 

Un stand particulièrement réussi !

Pour ceux qui étaient présents aux journées Portes Ouvertes du lycée du 16 février, le stand "Egalité, bien vivre ensemble" au centre du hall tenues par 4 lycéennes, encadrée par leurs enseignantes, a marqué les esprits. On pouvait y découvrir les productions des élèves, des affiches et un quizz proposé aux visiteurs. Cette présence est la concrétisation du travail mené au lycée contre les discriminations, le sexisme et pour l'égalité depuis le début de l'année. Petites saynètes, débats, affiches, présence en conseil de classe, tous les moyens sont utilisés pour sensibiliser chacun, élèves/enseignants de toutes les filières au sexisme et aux discriminations ordinaires.

Et même si les choses avancent, il y a encore beaucoup de chemin à parcourir. Un grand bravo aux enseignants, mais aussi, et presque surtout aux élèves délégué(e)s, car on oublie souvent qu'il faut beaucoup de courage pour exprimer ses convictions devant ses camarades.

 

Les enseignants pour la planète

Cela faisait quelques semaines qu'on ne vous parlait plus de climat... mais on n'en pensait pas moins !

On y revient aujourd'hui pour vous présenter un collectif "Les enseignants pour la planète", composés d'enseignants et de parents d'élèves ( et oui!...), qui ont décidé de se prendre en main pour changer vraiment le monde. Leurs principes: l'action collective, la non violence, la remise en question de soi-même dans ses manières de faire, l'apprentissage...

Enseignants planete

Ci-dessous, un extrait de leur manifeste...

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Orientation: les maths toujours plébiscitées ....

La réforme du lycée devait remettre les mathématiques à leur juste place, en permettant d'en faire un choix de coeur et pas seulement un choix dicté par les impératifs de l'orientation. Il semblerait qu'on soit encore loin du compte. Les premières remontées faites par les lycées montrent qu'entre 50% et 75% des jeunes de seconde compte bien prendre cet enseignement de spécialité, l'association des profs de maths estimait cette proportion plus proche des 75% que des 50%.

C'est vrai que lorsqu'on est élève ou parent, se passer de mathématiques limite les choix ultérieurs: les maths resteront un prérequis pour les licences scientifiques ( évidemment...), les classes prépas sciences et, même, commerciales (selon le président de l'association des professeurs de classes prépas commerciales) et peut-être même en licences de sciences économiques. SVT et médecine à voir...

C'est vrai aussi qu'après des décennies de sélection par les maths, on ne peut pas changer les choses simplement d'un trait de plume.

La réforme du lycée pro intéresse-t-elle quelqu'un ?

Comme on vous l'expliquait dans un précédent billet, la voie professionnelle est en train d'être revue, dans l'indifférence générale. Le malaise perdure: on ne parle de cette filière en bien que pour évoquer pâtissiers ou cuisiniers de renom, mais dans la plupart des cas, les élèves qui rejoignent cette filière le font par défaut car ils n'ont pu intégrer les filières générale ou technologique.

Les chiffres parlent d'eux-mêmes: 33% des lycéens sont en filière pro, 82% obtiennent leur Bac, 51% des bacheliers pro sont au chômage 7 mois après l'obtention du Bac et près de 70% de ceux qui continuent dans le supérieur après le Bac rencontrent des difficultés. On comprend bien ainsi qu'il faut faire évoluer la filière.

Des élèves qui arrivent en filière pro ont souvent déjà rencontrés avant des difficultés scolaires, et donc souvent avec une image de soi dégradée. Ils sont affectés dans des filières qu'ils n'ont pas toujours voulu. Le Français n'est souvent pas leur langue maternelle. Les enseignements dits généraux ( français, sciences, langues) posent souvent des difficultés. Et pourtant pour pouvoir intégrer le supérieur après leur Bac, il faudra bien être en mesure de leur permettre de combler une partie de leur retard... mais comment?

Sources: Le Monde/ Les Jours

 

Les Français morcelés... une étude de l'Institut Montaigne

L'Institut Montaigne, groupe de réflexion à tendance progressiste, s'est penché sur les Français dans une étude portant sur 10010 Français ( ah oui la précision...) pour essayer de comprendre dans quelle mesure le lieu où on vit et sa capacité à être mobile permettent d'expliquer les comportements... Il en ressort que les Français se divisent en 4 catégories:

  • les Affranchis ( 21%), qu'on retrouve beaucoup en Ile de France, qui se sentnt bien où ils vivent mais n'aurait pas de soucis à vivre ailleurs si c'était leur choix,

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Nicolas Hulot: la solidarité ne peut être que notre seule boussole

Nous reprenons ci-dessous, un post Facebook de N Hulot du 20 février

Dans l'atmosphère actuelle...Ma réflexion personnelle sur "la somme de toutes les haines" :

La sentence du philosophe italien Gramsci semble cousue main pour la période que nous traversons « le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres ».

Ai-je la vue troublée ? Est-ce le changement climatique qui perturbe ma perception du réel ? Je vois s'agglutiner et s'exprimer au quotidien la somme de toutes les haines, de tous les mépris, l'addition de tous les rejets ; sans doute l'expression sordide de toutes les peurs : envers le politique, le flic, le nanti, le pauvre, le journaliste, la féministe, l'Europe, l’Etat, et plus tristement habituel encore, la haine du juif, du musulman, de l'homosexuel, de l’étranger, de l’autre... Pour beaucoup, le présent pèse, l'avenir effraie et les monstres intérieurs se libèrent. Mais au-delà de l’expression légitime des souffrances et des injustices, que nous devons affronter avec lucidité, rien ne permet de trouver la moindre justification à la haine, instituée en mode de pensée.

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