Côté orientation

Des "classes préparatoires au supérieur" pour les bacheliers pro

Au lycée Antonin Arthaud à Marseille, une "classe préparatoire à l'enseignement supérieur" ( CPES) prépare les bacheliers issus des filières professionnelles ( surtout industrielles) à poursuivre leurs études en BTS, DUT ou à l'Université, et même dans les classes préparatoires aux écoles d'ingénieurs des Bac Technos. Elle leur permet de rattraper leur retard en maths, physiques, langues et philosophie et leur redonne confiance en leurs capacités.

Les élèves, une vingtaine, sont recrutés sur dossier, sur la base de leur motivation, de leur capacité de travail. L'année dernière, sur 18 élèves, 5 ont rejoint des classes prépas aux grandes écoles TSI, 8 un BTS aéronautique sélectif, les autres sont partis en IUT, licences de droit, économie... 

A quand des classes prépas de ce type à Créteil ?

Orientation: les maths toujours plébiscitées ....

La réforme du lycée devait remettre les mathématiques à leur juste place, en permettant d'en faire un choix de coeur et pas seulement un choix dicté par les impératifs de l'orientation. Il semblerait qu'on soit encore loin du compte. Les premières remontées faites par les lycées montrent qu'entre 50% et 75% des jeunes de seconde compte bien prendre cet enseignement de spécialité, l'association des profs de maths estimait cette proportion plus proche des 75% que des 50%.

C'est vrai que lorsqu'on est élève ou parent, se passer de mathématiques limite les choix ultérieurs: les maths resteront un prérequis pour les licences scientifiques ( évidemment...), les classes prépas sciences et, même, commerciales (selon le président de l'association des professeurs de classes prépas commerciales) et peut-être même en licences de sciences économiques. SVT et médecine à voir...

C'est vrai aussi qu'après des décennies de sélection par les maths, on ne peut pas changer les choses simplement d'un trait de plume.

Les leçons de P Silberzahn: l'absence de but c'est la vie !

Faut-il avoir un but clair quand on entreprend des études? La logique suggère que oui. C’est même une condition importante au moment de faire ses lettres Parcoursup. Est-ce raisonnable d’exiger cela à l’heure où le monde n’est qu’incertitude et surprises? P Silberzahn pense que non.

On a tous connu ceux qui savaient parfaitement, dès le plus jeune âge, ce qu’ils allaient faire dans la vie. Mais tout le monde n’est pas comme ça. Cela n’empêche pas de réussir sa vie.Avoir un but est universellement considéré comme indispensable. C’est ainsi que beaucoup d’entre nous, les parents, poussons nos enfants à faire des études « sérieuses » pour avoir un bon travail. L’expérience de jury dans les oraux d’admission d’une école de commerce de P Silberzahn l’amène à voir des candidats qui semblent préparés depuis leur plus jeune âge à ce moment crucial. Leur vie est une réponse au cahier des charges de l’oral d’admission : un sport collectif, une passion, un engagement humanitaire, un livre favori, une marotte un peu bizarre pour titiller le jury. Les vingt premières années entièrement formatées pour maximiser les chances d’atteindre le but ultime : l’admission.

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Les leçons de P Silberzahn : pas de but dans la vie? Une chance

La plupart du temps nous définissons un but comme un « état souhaité dans le futur ». Typiquement, « Je veux être pilote de chasse quand je serai grand » ou « Nous devons prendre 15% de ce marché dans les trois ans ». On peut aussi avoir un but moins précis, comme « Je veux piloter un avion quand je serai grand » ou même « Je veux travailler dans l’aviation quand je serai grand ». Lorsque le but est précis, il n’y a guère que deux possibilités: il est atteint et j’ai réussi ou il n’est pas atteint et j’ai échoué.

 Si je dis « je veux piloter un avion quand je serai grand », ce but peut être atteint si je suis pilote de chasse, si je suis pilote civil, ou si je pilote un avion de tourisme pour mon plaisir par exemple. Il y a donc plusieurs résultats possibles pour un but donné et donc plus de possibilités qui correspondront à un succès.

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Les premières réponses du Ministère au Défenseur des droits

Jérôme Teillard, le responsable de Parcoursup, a répondu à France Inter  avoir "pris acte" des recommendations adressées par le Défenseur des droits". Le Défenseur n'a recensé qu'une université parisienne qui a déclaré utiliser une sélection par le lycée d'origine, mais "la majorité des établissements universitaires sollicités n'ont pas fourni les éléments demandés concernant les modalités de traitement des candidatures".... En gros n'ont pas répondu à la question. Le Ministère a, d'après J Teillard, donné des consignes aux établissements supérieurs en termes de transparence et rappelé le droit nouveau, garanti par la loi, d'avoir l'ensemble des critères et des motifs qui ont présidé à une décision.

 Pour améliorer la mobilité des étudiants, la priorité locale accordée aux lycéens sur les formations en tension de leur académie est remplacée par des taux maximums de candidats hors-académie. De même pour les licences proposées en Ile de France, un candidat des trois académies de la région ( Pris, Versailles, Créteil) pourra postuler à l'ensemble des formations en licence proposées par chacune des trois académies.

Le principe reste le même que l'an dernier :

  • 10 vœux non classés et des sous-vœux pour demander la même formation dans plusieurs établissements,
  • 14 000 formations disponibles soit 85% du total. Parmi celles qui intègrent la plateforme cette année, les instituts de formation en soins infirmiers, les instituts du travail social, des écoles de commerce

La procédure sera plus rapide. Les candidats recevront leurs réponses à partir du 15 mai. Un peu plus tôt que l'an dernier. 

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Le Défenseur des Droits soutient notre vision des choses

Nous citons in-extenso la décision du Défenseur des Droits

"À l’issue de son instruction, le Défenseur des droits a rendu une décision n°2019-021

Il rappelle que le recours au critère du lycée d’origine pour départager les candidats peut être assimilé à une pratique discriminatoire s’il aboutit à exclure des candidats sur ce fondement. Il est favorable à l’idée d’anonymiser les candidatures déposées dans Parcoursup afin que le lieu de résidence ne soit pas visible. 

Il recommande à la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation de :

  • faire en sorte qu’au moment de la formulation de leurs vœux, et non plus  a posteriori, les candidats disposent de l’ensemble des informations relatives aux modalités de traitement de leur candidature (ordre de prise en considération des critères propres à chaque formation, leur hiérarchisation, leur poids dans la prise de décision par la commission locale) afin d’assurer la transparence de la procédure et de permettre aux candidats d’effectuer leurs choix en toute connaissance de cause ;
  • rendre effective la possibilité de mobilité géographique pour les candidats qui le souhaitent, en particulier en Ile-de-France : en 2018, dans certaines filières d’universités parisiennes, les seuils de candidats hors secteur fixés par le rectorat étaient limités à 1% ;
  • mener une analyse approfondie concernant l’affectation des bacheliers technologiques et professionnels dans l’enseignement supérieur et favoriser davantage leur accès dans les formations de leur choix.(*) 

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