Côté enseignement.....

Parce qu'on veut partager avec vous ce qu'on a compris sur des questions qui nous turlupinent ......

La réforme du lycée pro intéresse-t-elle quelqu'un ?

Comme on vous l'expliquait dans un précédent billet, la voie professionnelle est en train d'être revue, dans l'indifférence générale. Le malaise perdure: on ne parle de cette filière en bien que pour évoquer pâtissiers ou cuisiniers de renom, mais dans la plupart des cas, les élèves qui rejoignent cette filière le font par défaut car ils n'ont pu intégrer les filières générale ou technologique.

Les chiffres parlent d'eux-mêmes: 33% des lycéens sont en filière pro, 82% obtiennent leur Bac, 51% des bacheliers pro sont au chômage 7 mois après l'obtention du Bac et près de 70% de ceux qui continuent dans le supérieur après le Bac rencontrent des difficultés. On comprend bien ainsi qu'il faut faire évoluer la filière.

Des élèves qui arrivent en filière pro ont souvent déjà rencontrés avant des difficultés scolaires, et donc souvent avec une image de soi dégradée. Ils sont affectés dans des filières qu'ils n'ont pas toujours voulu. Le Français n'est souvent pas leur langue maternelle. Les enseignements dits généraux ( français, sciences, langues) posent souvent des difficultés. Et pourtant pour pouvoir intégrer le supérieur après leur Bac, il faudra bien être en mesure de leur permettre de combler une partie de leur retard... mais comment?

Sources: Le Monde/ Les Jours

 

Une réforme du lycée pro qui trie les élèves, le point de vue de la FCPE

La réforme de la voie professionnelle entrera en vigueur dès la rentrée 2019. Professeurs, lycéens et parents d’élèves en dénoncent la visée utilitariste. L’éclairage de Laurence De Cock, professeure et historienne, membre du conseil scientifique de la FCPE.

Quels sont, selon vous, les principaux dangers de cette réforme ?
Laurence De Cock : Le premier danger est qu’elle minore les enseignements généraux, via la réduction du volume horaire des matières comme le français, l’histoire-géographie, les maths ou la physique-chimie. Il s’agit d’une signal inquiétant qui consiste à penser qu’une catégorie d’élèves – 30 % environ de la jeunesse de notre pays – n’a pas besoin de poursuivre, au-delà du collège, des enseignements de nature à nourrir son orientation et surtout à lui apporter un savoir éclairant. Cela revient à dire : vous allez faire un métier manuel, vous allez devenir des agents économiques, alors pourquoi vous enseignerait-on l’histoire du monde ou les pièces de Molière ? Outre la déconsidération que cette mesure jette sur les élèves de la voie professionnelle, elle risque de porter préjudice à leur parcours.

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Au lycée on s'engage pour l'égalité et la lutte contre les LGBT phobies

Dans le cadre du parcours citoyen, un projet animé par Mme Laisné, enseignante d'histoire-géographie qui assure également l'enseignement moral et civique, emmenant une dizaine d'enseignants et 17 délégué(e)s élèves volontaires  a pour but d'améliorer le climat scolaire en luttant contre le sexisme, les violences au sein du couple, le harcèlement sous toutes ses formes et les LGBT phobies (lesbien/gay/bisexuel/transgenre) au quotidien.

Le projet très conséquent est constitué de mini-projets autour de l'histoire du féminisme, des conférences sur les différentes formes de harcèlement ( dont le cyberharcèlement), des opérations d'affichage et de communication destinées à sortir de leur isolement les lycéens en souffrance sur ces questions, des opérations d'improvisation théatrales ( "battles" pour travailler son argumentation orale en cas de harcèlement de rue par exemple)...

Bravo et merci à tous pour leur implication pour une société plus respectueuse des sensibilités de chacun.

Connaissez-vous l'EMC et le parcours citoyen ?

On ne s'intéresse pas toujours dans le détail à ce qu'apprennent nos enfants... Par exemple, on a pu en rester à la vieille Education Civique de notre jeunesse un peu ennuyeuse alors que les choses ont bien changé.

Le Parcours Citoyen mis en place en 2015 concourt à la transmission des valeurs et principes de la République en abordant les grands champs de l’éducation à la citoyenneté : la laïcité, l’égalité entre les femmes et les hommes et le respect mutuel, la lutte contre toutes les formes de discrimination, la prévention et la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, contre les LGBTphobies, l’éducation à l’environnement et au développement durable, la lutte contre le harcèlement.

Elle a pour but de sensibiliser les futurs citoyens à l'importance de l'engagement dans la vie de la cité, au respect de toutes les sensibilités et aux différents risques liés aux réseaux sociaux et à la désinformation. En résumé, à être un citoyen dans une démocratie.

Il s'appuie sur l’enseignement moral et civique (EMC), l’éducation aux médias et à l’information.

Oui, on sanctionne plus en France qu'ailleurs....

D'après les études internationales ( source rapport du Sénat),

  • 50% des collégions français connaissent au moins 1h de colle pendant leur scolarité contre 21% en Grande Bretagne, 17% en Allemagne et 15% en Espagne....
  • 10% des collégiens connaîtront une exclusion temporaire pendant leur scolarité, contre 2% ailleurs...
  • En Ile de France, le nombre de collégiens exclus de cours chaque jour correspond à l'effectif entier d'un collège de taille moyenne...

On ne sait plus que penser.... parce qu'en même temps, la France a le record des pays de l'OCDE sur le temps passé par les enseignants à mettre de l'ordre dans les cours... Peut-être que nous les parents avons aussi notre rôle à jouer... au moins en parler avec les enseignants pour voir comment améliorer...

Alors une réduction de 2600 postes ou seulement de 465 en lycée en 2019 ?

Cet été l'Education Nationale annonce  -2600 postes en lycée en France en 2019 puis courant décembre, finalement seulement - 465 postes (dont + 130  chez nous à Créteil )... C'est à n'y plus rien comprendre.... En fait c'est très simple. et cela semble juste..

  • Cet été l'Education Nationale a bien annoncé  + 2175 postes d'enseignants en plus dans le primaire, bien que les effectifs soient en baisse, en cohérence avec la priorité de mettre le paquet sur le primaire pour que tous les enfants partent bien du bon pied en classe.... Mais, en même temps, le Minsitère annonce  - 2600 postes dans les lycées, bien que les effectifs s'accroissent de 32 000 lycéens, ce qui n'est pas une paille... C'est là qu'on s'est énervé...
     
  • Juste avant les vacances de Noel, le ministère précise sa pensée, - 2600 postes, oui mais on augmente le volant d'heures supplémentaires pour les profs ( hé,hé... en plus ça leur fait un petit bonus de salaire...), et du coup, tout compris, entre la baisse du nombre de postes et l'augmentation des heures supplémantaires, c'est comme si on diminuait "simplement" de 465 postes en lycée... Et comme sur Versailles et Créteil ( c'est nous), le nombre de postes augmente de + 271 postes ( 141+130).... cela fait que toutes les autres académies doivent se serrer la ceinture de 465 +271 = 606 postes... pour nous payer nos 271 postes en plus...